Un train zéro émission de CO2 roulera en Allemagne en 2018

Publié le 21 septembre 2016 à 13:50 Demain | 871 vues

Le fabricant français Alstom a annoncé, mardi 20 septembre, à Berlin, la mise sur le marché allemand, en 2018, d’un train régional « zéro émission de CO2 ». Ce dernier roulera à l’hydrogène, une alternative au diesel pour les voies non électrifiées.

Un tout nouveau train, le Coradia iLint, circulera en 2018 sur le réseau ferré allemand. Si d’extérieur, il a tout d’un train classique, ce modèle propose pourtant une innovation en matière d’énergie dans les transports en commun, notamment avec une alternative non polluante aux moteurs diesel.

En effet, le train régional de couleur bleue, présenté mardi 20 septembre à Berlin lors du salon du secteur ferroviaire InnoTrans, par le fabricant français Alstom, ne rejettera aucune émission de CO2. Il serait en plus aussi performant que les autres trains puisque une vitesse de 140 km/h est avancée avec aussi une autonomie de 600 km.

Comment fonctionne ce train zéro émission de CO2 ?

Le Coradia iLint est donc présenté comme un train zéro émission de CO2. Le fonctionnement de la motrice est basé sur une pile à hydrogène qui produit de l’électricité. Cette pile, stockée dans des réservoirs embarqués, va se combiner à l’oxygène de l’air pour émettre de la vapeur et de l’eau condensée. Pour les phases d’accélération, le train peut compter sur des batteries lithium-ion, pour apporter un complément de puissance, qui se rechargent (comme les voitures électriques) lorsque celui-ci est à l’arrêt ou lors d’une phase d’accélération plus faible.

Ce nouveau train bleu remplacera donc les anciens trains diesel polluants qui roulent encore actuellement. Alstom a développé le Coradia iLint en 2014. À cette date, elle a signé un partenariat avec plusieurs États régionaux allemands pour la fourniture d’une cinquantaine de trains de ce type.

Ce partenariat entre le groupe français et le gouvernement allemand ravit ce dernier. « Avec l’arrivée de technologies à pile combustible sur les rails, commence une nouvelle époque pour les liaisons non électrifiées », s’est réjoui le ministre allemand des Transports, Alexander Dobrindt. À noter que l’Etat allemand a participé au financement du train à hauteur de huit millions d’euros, afin de développer son réseau ferré qui est aujourd’hui à 60% électrifié. Un engagement qui n’est pas d’actualités en France, puisque le groupe fait beaucoup parler de lui en ce moment : pour son tout nouveau TGV Sncf qui reliera Paris-Bordeaux-Toulouse dès la fin 2016 mais aussi pour des raisons moins glorieuses comme sa décision de fermer son site à Belfort.

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Roumaissa Benahmed

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