Trains de nuit : la moitié des lignes pourraient fermer le 1er octobre

Publié le 21 juillet 2016 à 17:16 Aujourd'hui | 850 vues

Quatre des huit lignes de trains Intercités de nuit fermeront le 1er octobre si aucun opérateur privé ne veut les reprendre et que les régions concernées ne les financent pas.

Terminus pour les trains de nuit. Le secrétaire d’État aux Transports a annoncé ce jeudi 21 juillet que quatre des huit lignes Intercités de nuit, dont l’État a déjà annoncé l’arrêt des subventions, fermeront le 1er octobre prochain si aucun opérateur ferroviaire privé ne les reprend et que les régions concernées ne les financent pas. Faute de repreneur, les lignes appelées à disparaître sont celles reliant Paris à la Savoie (Saint-Gervais et Bourg-Saint-Maurice) et à Albi, ainsi que celles reliant Strasbourg et le Luxembourg à Nice et PortBou (Espagne)

Deux autres lignes bénéficieront d’un sursis : « La ligne Paris-Tarbes-Hendaye sera toutefois maintenue jusqu’à la mise en service de la ligne nouvelle Sud Europe Atlantique (le 1er juillet 2017) », indique le ministère. « La ligne Paris-Nice, dont l’interruption était prévue le 1er octobre 2016, sera maintenue jusqu’à la fin de la saison estivale 2017 (le 1er octobre 2017). Et précise qu’« un travail est en cours entre la Région Occitanie et SNCF Mobilités pour définir un prolongement du service de nuit entre Toulouse et Cerbère ».

Les liaisons Paris-Briançon et Paris-Latour-de-Carol seront elles maintenues, comme l’avait annoncé en février dernier Alain Vidalies.

3% de voyageurs

Cette décision a pour objectif de résorber les pertes financières des trains de nuit. Bien qu’elles soient pratiques et souvent économiques pour certains voyageurs, ces lignes nocturnes n’ont plus la cote et sont de plus en plus délaissées. Résultats : ces Intercités ou « trains d’équilibre du territoire (TET) » de nuit accumulent les déficits et coûtent de plus en plus chers à l’État. À eux seuls, ils représentent 25% des déficits des Intercités (30 lignes au total), alors qu’ils ne transportent que 3% de voyageurs. Les lignes Intercités, en général, ont perdu 25% de voyageurs depuis 2011 et ont accusé un déficit de 450 millions d’euros, rien qu’en 2015. « Chaque billet vendu nécessite en moyenne plus de 100 euros de subvention publique », a souligné le secrétaire d’État aux Transports.

En avril dernier, le gouvernement avait lancé un Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) pour les candidats intéressés par une reprise. Ces derniers devaient déposer leur dossier avant le 31 mai, mais cette échéance a été reportée au 24 juin pour que les candidats puissent proposer « des offres de qualité ». Problème : « aucune réponse constituant une manifestation d’intérêt n’a été reçue », indique le ministère. Le gouvernement a donc confirmé sa décision de ne plus financer l’exploitation de ces lignes mais a indiqué qu’il restait « à l’écoute de toute offre de reprise ».

 

 

 

 

Marine VAUTRIN

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