Une pétition européenne pour le nutri-score

Publié le 22 mai 2019 à 23:14 Ma vie zéro déchet | 188 vues

Alors que les maladies liées à la mauvaise alimentation se multiplient en Europe et dans le monde, des associations font entendre leur voix à travers une pétition européenne en faveur du nutri-score.

Plusieurs associations européennes de consommateurs font la promotion d’une pétition pour que le nutri-score français soit imposé à tous les produits alimentaires en Europe. À l’origine de la pétition, l’association française UFC-Que choisir suivie par Test-Achat en Belgique, VZBV en Allemagne, Consumentenbond aux Pays-Bas, OCU en Espagne, Federajca Konsumentow en Pologne et enfin EKPIZO en Grèce. Les 7 associations doivent obtenir 1 million de signatures sur la plateforme initiative citoyenne européenne pour obtenir que la Commission européenne se penche sur la question. Pour signer la pétition en question, il vous faudra renseigner les numéros de votre carte d’identité ou de votre passeport, ce qui devrait en rebuter quelques-uns.

Le nutri-score sera mondial ou ne sera pas

Ce dispositif, mis en place en France lors de l’automne 2017 et désormais présent en Espagne et en Belgique, permet de connaître à travers les lettres A, B, C, D, E, la qualité nutritionnelle d’un produit. La notation se base sur l’évaluation d’équipes de recherche internationales. Ainsi, le nutri-score note correctement les aliments comportant des fibres, protéines et les fruits et légumes en général, mais la note dégringole avec la présence d’acides gras saturés, de sucres et de sel. Seul problème, la réglementation européenne INCO empêche que soit rendu obligatoire et étendu au reste de l’UE, le système du nutri-score et lui préfère le tableau classique à l’arrière de la plupart des produits.

La DGCCRF estime toutefois que 82 % des consommateurs ne comprennent pas les informations qui leur sont délivrées, car ils ne possèdent pas d’éléments de comparaison clairs. UFC- Que choisir de son côté fait valoir que « la mauvaise qualité nutritionnelle est l’une des principales causes du taux élevé d’obésité, de maladies cardio-vasculaires et de diabète ». Pour l’heure, ce repère nutritionnel n’a été adopté que par 55 marques et n’est présent que sur 30 % des produits de supermarché.

Une large campagne de désinformation 

Pire encore, le nutri-score est victime d’une campagne de désinformation sur les réseaux sociaux, révèle UFC-Que choisir. Des visuels où la notation donne un B au coca zero et un A à des gâteux apéritifs tandis que de l’huile d’olive reçoit un D ou du roquefort un E se voient diffusés massivement afin de prouver la notation absurde du nutri-score. Même si ces notes sont bien celles données aux produits en question, elles demeurent extraites de leur contexte étant donné que la notation est justement pensée pour comparer des produits équivalents. On peut avouer toutefois que le nutri-score ne propose pas d’évaluations des additifs alimentaires.

Le système de notation ne s’en est d’ailleurs jamais caché pour la simple et bonne raison qu’il serait scientifiquement impossible d’ériger un système de valeur avec ce type de caractéristiques. Alors, si des explications restent sans doute nécessaires au sujet du nutri-score, il semble que cette campagne de désinformation soit probablement au plus grand bénéfice de grandes sociétés de l’agro-alimentaire européen qui voit d’un très mauvais œil une extension à toute l’Union européenne d’une notation qui se révèle simple et efficace. Une raison de plus pour aller signer une pétition qui ne peut qu’améliorer la situation du consommateur. 

Lien utile :
Pétition pour la normalisation du nutri-score

Martin Dawance

Surprise

Perpète : quand le prêt-à-porter pour enfant pense à la planète

> Toutes les vidéos

Rappel de produit

> Tous les rappels de produit

Sur le même thème