Vélos électriques : de nouvelles technologies toujours plus durables

Publié le 25 avril 2019 à 16:43 Demain | 790 vues

De nouvelles technologies de vélos électriques ou simplement d’électrification de vélos classiques arrivent sur ce marché en pleine explosion, certaines d’entre elles pourraient révolutionner le domaine.

Quoi de mieux par beau temps qu’une petite balade à vélo ? Le vélo se réinvente à l’heure des évolutions dans les transports de ville où la volonté de faire disparaître les voitures laisse la place à des solutions type Velib’.

La ville de demain semble chercher encore sa technologie de transport individuel de prédilection. Le vélo électrique, ou devrait-on dire les vélos électriques tant les technologies sont diverses, pourraient bientôt tenir le haut du pavé. Les bicyclettes électriques semblent avoir tout pour elles dans la mesure où elles permettent de faire tout de même un peu de sport et de se déplacer sans rejet de CO2 à une vitesse assez peu dangereuse, idéale pour des trajets de quelques kilomètres.

Électrifier son vélo classique

Les technologies actuelles en matières de vélo électrique sont aussi ingénieuses que nombreuses. La start-up britannique Rubbee a fait un long chemin depuis 2013 et a enchaîné les prototypes avant de sortir le modèle Rubbee X qui devrait tenir de belles promesses aux alentours de ce mois de mai ou juin 2019. Cette technologie permet de transformer un vélo classique en vélo à assistance électrique en apposant un boîtier sur la roue arrière. Il suffit d’installer en amont un système de verrouillage sur lequel vous pouvez placez l’objet en 1 seconde.

Rubbee et son ingénieux système

À l’arrière se trouve une roue qui épouse la forme du pneu de votre vélo et le fait avancer pouvant vous faire atteindre les 32 km/h grâce à la puissance de 3 batteries rechargeables d’une autonomie de 48 km pour un temps de charge de 2 h 30. Un feu de signalisation est prévu à l’arrière du dispositif et transmet automatiquement grâce à un système de balancier et de freinage vos arrêts et virages. Dernier point intéressant, en faisant un demi-tour arrière avec les pédales, il est possible de recharger les batteries. Comptez tout de même 369 livres pour cet objet ingénieux.

Une autre start-up anglaise du nom de Swytch propose également de transformer votre bicyclette en un véhicule semi-électrique. Il suffit de changer la roue avant contenant un des plus petits moteurs du marché relié à une batterie placé dans un sac au niveau du guidon d’où le degré d’assistance peut être commandé. À la clef, les performances sont plutôt intéressantes puisque le système possède une autonomie de 80 km à une vitesse de 32 km/h pour un temps de charge de 6 h, le tout pour 356 euros.

Le système Swytch rend simple la transformation de votre vélo classique

La première bicyclette solaire

La France n’est pas en reste dans le domaine de la bicyclette électrique. La start-up Rool’in n’en est pas à son coup d’essai puisqu’elle avait lancé un modèle de roue électrique tout-en-un supposée remplacer la roue avant d’un vélo pour le rendre électrique. Bien que cette réalisation ne fut pas une franche réussite, l’avenir pourrait être différent pour le Sun-E. Il s’agit du premier vélo électrique à énergie solaire équipé sur son cadre en aluminium et ses roues de panneaux solaires.

Cette entreprise française est la première à sortir un vélo solaire à ce jour.

A priori, le dispositif permettrait d’atteindre une autonomie de 15 à 40 km par jour selon l’ensoleillement sachant qu’il est possible de recharger également la batterie sur secteur. Toujours à l’état de prototype, le fondateur n’exclut pas une adaptabilité de sa technologie à bien d’autres objets : scooter, drone, trottinette. Pour l’heure, le vélo devrait être testé par des services de la poste pour être commercialisé aux alentours de 2020. Un des créateurs émet l’idée d’un produit haut de gamme dont le prix pourrait avoisiner plusieurs milliers d’euros.

Un vélo à batteries électro-statiques

U-feel opère un renversement paradigmatique dans le domaine du deux roues. Les mots ne sont pas trop forts puisque l’entreprise française, Veloci industries, produit un vélo électrique sans chaîne où le pédalage n’actionne pas directement les roues mais charge une batterie électrostatique (aluminium et carbone) et non-chimique (lithium) qui la rend recyclable comparée à ses concurrentes. La durée de la batterie bien plus élevée de 10 à 15 ans contre 2 à 3 ans en moyenne pour ses concurrentes. Le système est innovant mais complexe. Pourquoi alors faire compliqué quand on peut faire simple ?

U-feel ressemble actuellement à ça.

U-feel propose de choisir entre plusieurs concepts pour ses futures modèles.

L’énergie stockée par le pédalage est réutilisée a posteriori pour actionner les roues permettant de garder une vitesse de pédalage constante y compris dans les montées. L’idée générale est d’égaliser la force de pédalage sur la totalité d’un trajet. Ne permettant pas de dépasser les 15 km/h le système semble parfait pour les personnes à mobilité réduite ou les amoureux des balades à vitesse de croisière. Attendue pour le printemps 2020, cette petite révolution à roulettes coûtera aux alentours 1 500 à 2 000 euros. 

Le futur du deux-roues est à notre porte et on a hâte de savoir laquelle de ces technologies remportera le privilège d’équiper les citadins des villes de France dans quelques années.

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Martin Dawance

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