La voiture autonome : bonne ou mauvaise idée ?

Publié le 15 août 2016 à 11:00 Pop culture | 2992 vues

Bien souvent inspirés des films de science-fiction, les constructeurs automobiles lancent sur le marché des voitures pour le moins… futuristes ! Non pas par leur design particulier mais par leur fonction : l’intelligence programmée. Car le modèle du futur, c’est bien la voiture sans chauffeur, non ?

L’intelligence artificielle va-t-elle un jour surpasser les humains ? Si cette question peut faire sourire, elle mérite tout de même d’être posée. Jugez-en par vous-même : les caisses automatiques dans les supermarchés, les distributeurs de billets de train, les machines industrielles… Et maintenant les voitures autonomes !

Quels avantages ? Quels inconvénients ?

À la vue des nombreuses publicités sur le sujet, vous avez certainement eu envie d’en acquérir une. Garer sans même toucher le volant, c’est tentant non ? Mais la voiture autonome, ce n’est pas que cela. Elle est capable de rouler automatiquement et de manière individuelle, en toutes circonstances, sans l’intervention de l’homme. Aux États-Unis, la National Highway Traffic Safety Administration, l’agence fédérale chargée de la sécurité routière, a établi une classification à 5 niveaux des véhicules autonomes : allant de 0 pour aucune automatisation à 4 pour une conduite autonome complète (quitte à circuler sans passager à bord). Les niveaux 1 et 2 sont réservés à l’automatisation de certaines fonctions tel que le stationnement assisté ou l’anti-blocage des roues lors d’un freinage.

Les premiers modèles sont déjà sur le marché mais l’intervention de l’homme est tout de même nécessaire. Les voitures 100% autonomes capables de se déplacer seules (de niveau 4) arriveront vers 2018 voire 2020. Ces dernières sont encore interdites à la circulation en Europe car elles ne sont pas conformes à la Convention de Vienne sur la circulation routière stipulant que « les systèmes de conduite automatisée seront explicitement autorisés sur les routes, à condition qu’ils soient conformes aux règlements des Nations unies sur les véhicules, ou qu’ils puissent être contrôlés voire désactivés par le conducteur ». 

Les concepteurs automobiles avancent des avantages potentiels comme une réduction des accidents, une diminution des embouteillages ou encore une limitation de vitesse respectée. Pratique également pour les livraisons sans chauffeurs surtout si ces derniers ne sont pas disponibles. En revanche, ces véhicules ne sont pas à l’abris de problèmes techniques alors qu’ils sont en pleine circulation. Et que dire des mineurs qui peuvent emprunter la voiture alors qu’ils n’ont pas l’âge légal? Ou encore des personnes saoules qui ne peuvent contrôler la route la nuit ?

Doit-on vraiment faire confiance à ces engins ?

Pour certains, ils sont très prometteurs pour l‘avenir, pour d’autres ce sont de véritables dangers. Et les histoires les impliquant sont impressionnantes. Alors, pour vous faire votre propre opinion, Réponse conso a trié les anecdotes de certains automobilistes qui ont eu des (més)aventures avec ces voitures autonomes.

– Joshua Neally, un Américain de 37 ans, a été victime d’une embolie pulmonaire se traduisant par une forte douleur à la poitrine. Dans l’incapacité de conduire, cet avocat s’en est remis au pilote automatique de sa voiture, une Tesla Model X, pour le mener aux urgences. À la sortie de l’hôpital, il a déclaré : « Je suis absolument convaincu que l’Autopilot m’a aidé ».

– Autre histoire, autre Tesla. Cette fois-ci, le conducteur, Joshua Brown, n’a pas survécu à l’accident. « Il est mort des suites de ses blessures », a précisé l’agence américaine de la sécurité routière. Un camion a surgit perpendiculairement à la Tesla Model S au niveau d’une intersection. Le pilotage automatique était activé mais la voiture n’a pas détecté la manœuvre du poids lourd blanc (sur fond blanc). Les freins n’ont pas été enclenchés.

– Qui dit Autopilot dit « je peux dormir à bord de ma voiture ». C’est en tout cas ce qui est arrivé à un homme qui s’est endormi au volant de son véhicule en pleine circulation ! La Tesla Model S est équipée d’un pilotage automatique mais elle ne fait que suivre le véhicule qui la précède. Le chauffeur a dû être réveillé par un des conducteurs de la file voisine. Pour les créneaux par contre, c’est les yeux fermés !

– La voiture autonome peut être contrôlée à distance. Les risques d’un piratage informatique ne sont pas en berne. Le scénario de l’attentat de Nice a ravivé les craintes de certains professionnels qui voient en ces véhicules des moyens d’attaque insoupçonnés. Charlie Miller et Chris Valase, deux chercheurs américains en informatique avaient réussi à démontrer qu’il était facile de hacker une voiture connectée. Comme exemple, ils avaient utilisé la Jeep Cherokee d’un journaliste pour allumer la radio, faire fonctionner les essuie-glaces, désactiver les freins et même couper le moteur.

Au niveau de la législation, la France teste actuellement ces véhicules, dans le cadre de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte. Mais le système de pilotage automatique ne peut être enclenché qu’à condition qu’il y ait un occupant à bord. En mars 2016, la commission économique pour l’Europe des Nations unies (UNECE) a annoncé une révision de la Convention de Vienne pour, qui sait, permettre aux usagers de circuler librement dans l’espace européen à bord d’une Tesla, Google Car, PSA Peugeot Citroën, Next Two Renault, F015 Mercedes… Vous n’aurez que l’embarras du choix !

Raphaël BESNARD

  1. fdp

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